spectacle poétique

vendredi 24 mars à 17h à la cave à lire de la librairie Deloche à Montauban

je déroulerai trente ans d’exercice poétique dans une composition de poèmes dits ,  chantés et mis en scène .

 

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les leçons de choses

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Edition verte des leçons de choses chez Edilivre, l’édition rouge étant épuisée ou disponible en livre de collection

la nouvelle édition est disponible sur les librairies en ligne (chapitre.com, amazon.fr, fnac)

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une réédition est en cours . attention choisir la réédition , le sommaire est juste 

au prix de 18€

 

un extrait est visible ici

edilivre.com

spectacle

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La poésie dite et chantée est un plaisir de gourmet

 

pour celui qui parle comme pour celui qui écoute.

Ces croqu’envoix et ces grigne-notes, poèmes à

croquer et chansons à grignoter, s’offrent en un menu

élaboré sur plus de vingt ans de travail d’écriture.

Textes très anciens et nouveaux prennent vie ,

l’espace d’un spectacle, autour d’un panier plein

d’objets hétéroclites qui ont leur poésie propre .

« Pour un art poétique »

Prenez un mot, Prenez-en deux

Faites les cuire comme des œufs

Prenez un petit bout de sens

Puis un grand bout d’innocence

Faites chauffer à petit feu.

Au petit feu de la technique

Versez la sauce énigmatique

Saupoudrez et mettez les voiles

Où voulez-vous en venir ?

À écrire

Vraiment ? À écrire ?

Raymond Queneau

 

 

 

 

voici en deux mots la présentation de mon spectacle poétique que je donnerai à Montauban,

à la librairie Deloche -la cave à lire le 24 mars prochain dans le cadre du printemps des poètes .

 

 

l’évangile selon la poésie

Loin de moi de faire du prosélytisme (pour quelle obédience , quelle chapelle , quelle église , quel mouvement ???), cependant je partage ma foi anachronique, prodigant la lumière du bonheur qui m’habite à connaître le christ.

Je ne veux pas donner de la religion, des rites , des dogmes , des obligations, du fanatisme . Je touche quotidiennement une présence d’amour, cela me permet de redonner ce que j’ai reçu .

C’est ma radioactivité contagieuse .

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collage de 2002

Mots d’évangile

J’égrène mes phrases

Vastes ou minuscules

Effervescentes capsules

Et je les lance au cœur d’en face

Petits serpentins d’argent

Gentils chiens de chasse.

Aimer se conjugue à tous les temps

Dans les mots ou les silences

Sur tous les tons, tous les accords

Toutes les semences

Un peu , beaucoup mais ardemment .

J’aime aimer comme moi-même

Et j’attends que les murs se cassent.

Une âme qui éclot

C’est ma réponse et mon cadeau,

Dans les jours qui passent

L’amour et l’eau fraîche

Jamais ne me lassent

Et à leur pure lumière je me sèche.

Vrai bonheur de croire qu’un mot

Lien fugace

Tendre carapace

Surprendra l’acteur qui joue son drame

Qui essaie ses masques.
Volent mes prières

A travers les airs

Pour le voir renaitre

Colombe au lieu de corbeau

A mes mots d’évangile

Jugés souvent imbéciles

Ou odieux comme des fers.
Joie au lieu de fardeau.

Sourire au lieu de grimace

Quand je tente la réanimation

Avec le souffle de dieu dans mes tuyaux.

Michèle Rosenzweig- le tutoiement divin.

Nuit de la pleine lune

 

Première à la Cave Poésie à Toulouse!

j’ai récité quatre textes de mon prochain spectacle prévu à Montauban, devant  un public chaleureux , et j’ai fait des rencontres d’artistes en herbe qui s’essayent pour la première fois sur une scène publique!

Très bien organisée, la cave poésie met à disposition la loge, la sono , le régisseur  , fait la présentation de l’artiste,  et vient le chercher quand c’est son tour . l’équipe est très sympathique et met à l’aise .

je renouvelle dans six mois avec d’autres textes ! A moi Toulouse …..

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Margo la pocharde

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sculpture de Catherine Ducreux

 

 

mon roman « Margo la pocharde » est à la fois une chronique , un blog, et un livre d’art tout en couleurs et haut en couleurs !

l’histoire de Margo , chroniqueuse de bédé loufoque….

 

disponible en Ebook (la meilleure façon économique de lire ce roman à cause des images),

chez Edilivre.com pour 4€ les deux tomes . On peut lire un extrait .

https://www.edilivre.com/margo-la-pocharde-1e5214f2bb.html#.V8vYhI9OI74

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rentrée des classes.

Un plaidoyer contre l’ignorance et pour l’éducationcarré sur le possible

photographie de Vincent Pandellé .

extrait de « Ces gens ordinaires » de Michèle Rosenzweig 2010 Editions Edilivre

Le nouveau monde de Slimane

Treize ans et le Coran.

Et les filles.

Trois mystères. Quasi incompatibles.

Le collège de la Nacelle, carré d’ordre républicain et laïc dans le quartier coloré, les odeurs couscous, les quelques femmes voilées, les jeunettes beurs délurées.

Et la boulangerie française baguette croissants.

Et le tabac PMU avec les gros titres d’ « Ici Paris ».

Et les HLM.

Slimane avait envie de tout plaquer. Trop jeune pour partir vraiment. Il avait des idées de fugue. Un mauvais trip de banlieue. Car où aller sans se faire ramasser par les flics ? Et s’attendre à être tabassé par son père au repêchage. Drôle d’évasion, oui vraiment. Avec retour de bâton assuré.

Il préférait celle de l’atelier radio.

Ils y étaient quatre mousquetaires : Slimane, l’arabe ; Camille, le breton. Fernando, le portugais et Olivier, de la banlieue. Cà permettait avec l’aide de Mr Gentil, professeur de technologie, de jouer les reporters et de baigner dans la technique, c’est à dire faire des trucs avec ses mains. Et s’ouvrir au monde avec le son.

Aller par exemple visiter les autres avec un micro et avoir le feu vert pour mettre la musique à fond.

En ce moment , ils suivaient le Vendée Globe, ils communiquaient par radio avec l’un des skippers de la course, trois fois par semaine. Il traînait des rêves de grandes vagues fatidiques qu’on passait de justesse , des trous dans la voilure, des silences radio et des avis force 4, et la mer , la mer tout autour. Elle venait mouiller de ses embruns la vie de Slimane le magnifique dans le petit réduit de la pièce 104 du collège entre 13 heures et 14 heures trois fois par semaine. On en profitait pour raconter la découverte du nouveau monde par les copains portugais du XVème siècle de Fernando , sous les ordres de Vasco de Gama, et Olivier lisait le poème de José Maria de Heredia «  les conquérants ». Avec le ton . « Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal….. » Plutôt bizarre, la poésie, mais Mr Gentil y tenait. Cà parlait de marins à l’avant de blanches caravelles. Les gerfauts, ce sont des oiseaux, les caravelles ce sont des bateaux à voiles, leur disait-il. Alors , comme ils avaient carte blanche pour la dernière strophe, ils avaient mis des bruitages et récité façon rap. Mr Gentil leur avait fait écouter hors antenne « la mer » d’un certain Debussy. Etrange musique.

Bientôt, l’actualité virerait de bord, et ils se retrouveraient en plein désert du Paris Dakar en compagnie du « motard qui ne roule pas pour gagner au classement »

mais pour l’amour des dunes sous les pneus de sa machine… Là encore l’imagination entrerait en action, dans la vie de tous les jours et sur les ondes.

Il y aurait aussi cet interview de quatre larrons pas doués pour les études, dans un bureau plein de livres, d’un érudit en astronomie qui leur expliquerait l’infini des étoiles au travers de sa lunette pointée vers le ciel. Suivie de la visite racontée aux auditeurs du planétarium de la Villette.

Et AC/DC et Mc SOLAR pour les plages musicales. Et Khaled pour les auditeurs du quartier arabe.

Treize ans. Et Slimane avait une passion. Plus haute que la tour B avec ses quinze étages. Plus forte qu’une baffe de son père. Plus grande que Mahomet.

La radio et ses trois copains, c’était l’amour concret d’Allah lui-même…

Michèle Rosenzweig-Ces gens ordinaires-2010